jeudi 6 décembre 2012

Déjeuner débat de l’AFJA avec Stéphane Le Foll



Le ministre de l’Agriculture a affirmé qu’il voulait faire de la France « le leader de l’agro-écologie en Europe » et a expliqué sa « stratégie socialiste contre la logique libérale » pour la PAC, le 6 décembre lors d’un déjeuner débat avec l’AFJA.

Constatant que l’objectif de réduire de 50 % l’utilisation des phytosanitaires et de faire 20 % d’agriculture biologique « ne marche pas », le ministre entend rassembler « les expériences pionnières et voir leurs critères de convergence. On va fixer des critères et on en tirera des objectifs ».

Ce sont les futurs GIEE (groupements d’intérêt économique et écologique) qui « donneront aux acteurs les capacités de s’organiser pour atteindre ces objectifs », a indiqué le ministre. Il s’agit ainsi pour lui « faire de la France le leader de l’agro-écologie dans l’Europe ».

Stéphane Le Foll récompense la qualité du journalisme agricole


De gauche à droite : Jean-Michel Vocoret, rédacteur en chef de L’Eleveur laitier ; Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt ; Erik Massin, président de l’AFJA. 

Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture, a remis hier, jeudi 6 décembre, le Grand Prix du Journalisme Agricole, 2000 €, à Jean-Michel Vocoret, rédacteur en chef du mensuel « L’Eleveur laitier », pour son dossier : « Danemark, la face cachée d’une productivité de travail record ». Le ministre a souligné l’intérêt et la justesse de l’analyse économique menée par le journaliste.
L’AFJA ouvrira mardi 11 décembre les candidatures au concours 2012 du Grand Prix du Journalisme Agricole. Ce concours, ouvert à tous les journalistes ayant traité d’un sujet agricole ou rural au cours de l’année 2012 et munis de la carte de presse, existe depuis 1967.


jeudi 22 novembre 2012

Forum Agrofourniture 2012



Forum Agrofourniture 2012
Le bilan des différents marchés

Le forum Agrofourniture 2012 organisé par l’AFJA et le SYRPA, le 22 novembre à Paris, a permis  de faire un point sur les marchés agricoles des semences, des engrais, des phytosanitaires, du machinisme et de l’alimentation animale.
Dans un contexte d’un prix des céréales élevés, le machinisme se démarque par une hausse de ses ventes ; le secteur semencier se porte bien avec une exportation forte vers l’Europe ; le secteur des phytosanitaires connaît une stagnation, notamment due aux politiques Ecophyto de réduction de l’utilisation des pesticides ; le secteur des engrais continu de subir une baisse structurelle entamée en 2000 tandis que le secteur de l’alimentation animale connaît de vraies difficultés liées à la hausse des prix des matières premières, mais aussi à la baisse de la production du secteur animal. 

vendredi 19 octobre 2012

L'AFJA rencontre Dacian Ciolos



15 journalistes de l’AFJA ont rencontré à Bruxelles le 19 octobre 2012, Dacian Ciolos, le Commissaire européen à l’agriculture et au développement rural.
Cette journée organisée par la Représentation parisienne de la Commission européenne en partenariat avec l’AFJA, a permis d’aborder de nombreuses questions de la future PAC lors de discussions approfondies avec le Commissaire européen, mais aussi avec des membres de la Direction Générale de l’Agriculture et d’autres Directions Générales concernées par cette réforme de la PAC.




mercredi 10 octobre 2012

La viande rouge en questions


De gauche à droite : Philippe Collin, Confédération paysanne ; Frédéric Freund, OABA ; Pascal Mainsant, auteur de «La viande voit rouge» ; Bruno Carlhian, AFJA ; Amandine Lebreton, Fondation Nicolas Hulot ; Philippe Dumas, Sicarev.

L’AFJA a organisé, le 10 octobre à Paris, un débat autour du livre «La viande voit rouge » de Pascal Mainsant et René Laporte, un ouvrage conçu comme une réponse au procès fait à la viande. La protection et le bien-être animal, la consommation mondiale de viande et les émissions de gaz à effet de serre ont été les trois thèmes abordés lors de ce débat.
Les intervenants ont longuement débattu sur la question de la souffrance animale. Philippe Collin, porte-parole de la Confédération paysanne, a souligné que « la place de l’animal a été totalement bouleversée en 150 ans […] la vache et le cheval n’avaient pas comme seul objectif de mourir». Le thème de la consommation mondiale de viande a permis à Amadine Lebreton de la Fondation Nicolas Hulot (FNH) de préciser que « la viande n’est pas la cause de la faim dans le monde» mais que «c'est la pauvreté qui est la cause de la malnutrition ». Bien que la consommation mondiale de viande soit en constante augmentation, la viande rouge reste un symbole d’opulence et Pascal Mainsant a rappelé que « la viande de porc représente 70 % de la consommation mondiale de viande ».
Sur la question des émissions de gaz à effet de serre, deux courants s’opposent. La FNH veut « réintroduire les légumineuses (comme le lin) dans les systèmes céréaliers comme dans l’élevage ». C’est « un levier très important de diminution des gaz à effet de serre » a précisé Amandine Lebreton. Pascal Mainsant réfute : « Je lutte contre cette caricature anxiogène » car «l’élevage, c’est 10 % de l’émission de gaz à effet de serre ».
Le 1er janvier 2013 le règlement 1099/2009 du Conseil européen sera en application. Frédéric Freund de l’OABA (Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir) a rappelé qu’il « oblige à procéder à l’élection, dans les abattoirs, d’un responsable du bien-être animal et à la nécessité d’obtenir un certificat de compétence ». Philippe Dumas (groupe Sicarev) n’a pu retenir une inquiétude : « attention qu’on n’aille pas vers un désengagement de l’Etat ». A l’issue de ce débat, le président du Sicarev a donné le ton pour l’avenir : « il faut qu’on se rejoigne », a-t-il proposé.


lundi 10 septembre 2012

L’avenir de l’élevage en débat au Space




De gauche à droite : Henri Brichard, vice-président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA)  ; Dominique Chargé, président de la Fédération nationale de la coopération laitière (FNCL) ; Daniel Sauvaget, vice-président de la Fédération des industries avicoles (FIA) ; Guillaume Roué, président de l’Interprofession nationale porcine (INAPORC) ; Erik Massin, président de l’Association française des journalistes agricoles (AFJA) ; Jean-Michel Lemétayer, président du SPACE ; Guillaume Rousseau, directeur général de la Caisse régionale de Crédit agricole de l’Ille et Vilaine ;  Alexandre Gohin, directeur de recherche à l’INRA ; Guy Hermouet, 1er vice-président de la Fédération nationale bovine (FNB). 


La veille de l’ouverture du Space (11 au 14 septembre à Rennes) l’AFJA a organisé un débat sur le thème : « Quelle restructuration pour l’élevage français face à une concurrence mondiale accrue ? ».  Au terme d’échanges vifs, les différents représentants des filières se sont accordés sur le fait qu’il fallait retrouver de la compétitivité.
Première concernée, la filière volaille, en pleine affaire Doux. « Le massacre social d’aujourd’hui révèle un mal-être pour toute la filière française », a lancé Daniel Sauvaget, vice-président de la Fédération des industries avicoles (FIA).
Du côté des bovins, « En 13 ans, on a gagné 30 % de compétitivité mais on a laissé ces 30 % aux autres.», a constaté Guy Hermouet, 1er vice-président de la Fédération nationale bovine (FNB).
Pour la production laitière, la fin des quotas prévue pour 2015 est fustigée par Dominique Chargé, président de la Fédération nationale de la coopération laitière (FNCL) : «Le système encadré méritait d’évoluer mais cette solution n’est pas la meilleure option. » 
Plus globalement, Henri Brichart, vice-président de la FNSEA, a souhaité que l’attention soit portée sur les revenus des agriculteurs.
Guillaume Roué, président de l’interprofession porcine, a souligné l’esprit d’entreprise de la filière porcine, confirmé par Guillaume Rousseau, directeur général de la Caisse régionale de Crédit Agricole de l’Ille et Vilaine. Mais Guillaume Roué exprime aussi sa « frustration », notamment en raison du manque de soutien des responsables politiques et de la société civile.
Aujourd’hui, tout ne va pas mal dans l’élevage français, une des activités agricoles les plus riches en emplois et qui reste un atout pour l’économie française.
Alexandre Gohin, directeur de recherche à l’Inra, en conclusion, a suggéré que « toutes les filières se comprennent pour avoir une dynamique de production. »